Le rôle du polisseur est de polir un bijou ou une pièce d’orfèvrerie. Cette touche finale donne éclat et beauté au métal, qu’il s’agisse d’une pièce ancienne ou bien d’une pièce tout juste sortie des mains du bijoutier ou de l’orfèvre. Le polisseur a pour mission de faire disparaître toute rugosité et toutes les traces et imperfections de l’objet en métal précieux qui lui est confié, afin de lui donner une apparence impeccable. Lorsqu’une pièce neuve arrive entre ses mains, elle est brute et porte les traces laissées par les outils tranchants. Le polisseur doit faire disparaître ces traces et obtenir un poli parfait, un état de surface de haute qualité. Le polissage des bijoux et des pièces d’orfèvrerie est une phase très importante dans la présentation et la finition de ceux-ci. Un objet bien fait, mais dont le poli est mauvais perdra une grande partie de son cachet.
Le polissage est réalisé à l’aide de machines pour les parties les plus accessibles, puis à la main. Il va ainsi travailler avec du papier émeri (papier plus ou moins abrasif), des brosses, des fils et des pâtes à lustrer, etc. Pour rendre la surface de l’objet encore plus étincelante, il peut aussi aviver le métal, c’est-à-dire le rendre encore plus brillant. Le polisseur cherche à ce que la lumière jouant sur le métal soit toujours redirigée dans la même direction. Certains traitements de surface peuvent être apportés aux métaux précieux comme le rhodiage. Ce dernier consiste à déposer par électrolyse une fine couche de rhodium sur l’objet, ce qui aura pour effet d’obtenir un éclat très blanc. Le polisseur peut également donner, par exemple, un effet mat (par adoucissage) ou sablé (pas sablage).
Selon son poste, le polisseur peut être responsable de l’entretien et de la maintenance des tours à polir qu’il utilise. Pour cela, il peut être amené à les monter, les démonter et à régler les paramètres d’abrasion. Le respect des règles de sécurité est donc essentiel.
Le travail du polisseur intervient après celui du bijoutier ou de l’orfèvre. Si la pièce travaillée est conçue pour recevoir des pierres, elle passe ensuite entre les mains du sertisseur.
Le métier de polisseur réclame beaucoup de patience, de rigueur et de minutie dans le travail. Ce professionnel a le sens du détail, des gestes assurés et une vue excellente pour effectuer les travaux de précision. Aucun défaut du métal ne peut échapper à son acuité visuelle.
Polissage, avivage, sablage n’ont pas de secret pour le polisseur. Il fait preuve d’une très grande habileté manuelle tant dans les gestes que dans la maîtrise des outils et machines qu’il utilise au quotidien.
Le plus souvent, le polisseur travaille assis à son établi. En tant que débutant, il est le plus souvent salarié d’un atelier artisanal ou semi-industriel. Avec l’expérience, il peut soit être embauché dans la haute joaillerie, ou encore, devenir chef d’équipe ou responsable d’atelier.
Le polisseur peut choisir de changer de branche d’activité et passer de la bijouterie/orfèvrerie au secteur de la facture instrumentale (pour les instruments en métal), ou encore vers la métallurgie.
Le métier de polisseur dépend beaucoup de la conjoncture de la bijouterie-joaillerie. Travaillant en lien avec cette activité, ou même à l’intérieur de maisons de ce domaine, la plupart des ateliers de polissage se trouvent dans les grandes métropoles et sur la Côte d’Azur.