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L’escaliéteur détermine le modèle d’escalier en fonction du souhait du client ou de l’architecte et de la disposition des lieux, des points de départ et d’arrivée. Il discute également du choix du matériau avec le client : en métal ou en bois durs (hêtre, chêne, frêne, etc.), ou encore en béton, en pierre ou en verre.
Sur le chantier, il prend différentes mesures (hauteur, pente, dimensions au sol, etc.) pour établir les gabarits. Il peut ainsi proposer au client différentes représentations de l’escalier en dessinant un plan ou en utilisant un logiciel de CAO-DAO (conception et dessin assistés par ordinateur). L’escalier doit répondre à certaines normes : répartition des charges, sécurité, hauteur de marches notamment.
Dans son atelier, l’escaliéteur trace les différentes pièces de l’escalier (limon, crémaillères, marches, garde-corps ou rampes) avant de les débiter (pour le bois) ou de les façonner (pour le métal). Il réalise les finitions (ponçage, pose de vernis, etc.) puis livre les différentes parties sur le chantier avant de les assembler rigoureusement. Il peut également intervenir pour des réparations (nez de marches ou balustrades cassés, par exemple). Il doit parfois démonter l’escalier pour remplacer les parties défectueuses.
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La conception d’un escalier sur mesure demande de connaître les principes de géométrie dans l’espace et d’établir des calculs rigoureux pour définir les volumes et les tracés des différentes parties. Les calculs de la hauteur des marches et la répartition des charges sont en particulier très importants pour garantir la sécurité. L’assemblage des pièces finales doit être parfaitement exécuté pour assurer la solidité et l’usage de l’escalier.
Selon le matériau auquel il se destine, l’escaliéteur doit maîtriser les savoir-faire du travail du métal et/ou du bois. Un escalier en métal demande des savoir-faire en ferronnerie tandis qu’un escalier en bois requiert des techniques de menuiserie. Il est également utile d’avoir des connaissances du travail et pose de la pierre, du verre ou du béton.
Selon le modèle demandé, l’escaliéteur conçoit des formes plus ou moins complexes, et peut faire appel à son sens de la création, notamment pour réaliser les rampes. Il peut également être amené à copier un escalier ancien. Il doit alors avoir des connaissances des différents styles et des techniques correspondant à l’époque de l’escalier.
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L’escaliéteur travaille surtout en atelier pour la réalisation des différentes pièces, mais le montage final se fait sur chantier. Il est alors amené à faire des déplacements, et peut travailler avec les autres corps de métier : menuisiers, maçons, etc.
L’escaliéteur est le plus souvent artisan ou salarié d’une entreprise artisanale, notamment de menuiserie. Les escaliers standardisés conçus en usines et prêts à poser, exercent une concurrence sur le marché. La plupart des entreprises se spécialisent donc dans le haut de gamme ou la restauration du patrimoine.
Généralement, l’escaliéteur se spécialise en bois ou en métal, et peut travailler avec des architectes ou des décorateurs sur certains projets. Certains professionnels se spécialisent dans la réalisation des rampes et mains courantes : on parle alors de rampistes. L’escaliéteur peut aussi se spécialiser dans la restauration d’escaliers de style, nécessitant le recours à des techniques anciennes ou des matériaux traditionnels.
Aucune formation n’est actuellement dispensée pour le métier d’escaliéteur. Les bases du métier peuvent s’apprendre dans les formations classiques de ferronnerie ou de menuiserie avant de se spécialiser auprès d’un professionnel.