La fabrication d’un accordéon nécessite plus d’une centaine d’heures de travail et fait appel à différentes opérations. La première étape est la réalisation de la structure, constituée de deux caisses (une pour la main droite et une pour la main gauche), généralement en bois, mais pouvant aussi être en matériau synthétique ou composite. Une autre partie en bois est le sommet. Ici, viendront se placer les anches, des lames de métal qui vibrent avec l’air et produisent le son. Puis, il faut monter sur les côtés la mécanique de claviers avec registres (environ 6 000 pièces pour les instruments les plus sophistiqués). Le soufflet, qui relie la caisse de la main droite à celle de la main gauche, est fabriqué en carton, en satin ou en peau de chevreau. Pour finir, des éléments décoratifs en métal ou en nacre peuvent être posés, l’ensemble poli et verni.
La restauration d’un accordéon est généralement effectuée par un professionnel ayant plusieurs années d’expérience en fabrication. Le restaurateur évalue l’état de l’instrument en tenant compte du type d’instrument, de sa destination et de sa valeur. Au cours de la restauration, il essaye de préserver le plus possible ce qui provient de l’époque de fabrication.
Selon le type d’accordéon (italien, belge ou français) le nombre de touches sur les claviers varie, de 30 à plus d’une centaine par clavier. Leur mécanique est complexe. Elle permet d’obtenir plusieurs sonorités et plusieurs timbres. Il est donc important de bien accorder l’instrument. L’accordage consiste à régler la hauteur de la note (fréquence de vibration) produite par une anche libre. Pour accorder une anche, l’accordeur gratte la lame avec une lime, ce qui modifie légèrement la fréquence de vibration. Un accordéon doit généralement être accordé une fois par an.
L’accordéon est constitué de plusieurs milliers de pièces et de matériaux variés : bois (peuplier, cerisier, noyer), métal (aluminium, laiton ou acier), carton et satin, mais aussi nacre. Il est donc nécessaire de maîtriser ces différents matériaux et les savoir-faire requis.
Pour accorder l’accordéon, il faut avoir une bonne écoute de l’instrument. Des connaissances musicales, notamment le solfège, sont recommandées pour effectuer cette étape.
Le facteur et/ou restaurateur d’accordéon travaille généralement en atelier tant pour la fabrication que pour la restauration.
En France, il existe quelques manufactures, mais surtout des ateliers indépendants. Une seule manufacture, située à Tulle, réalise l’ensemble d’un accordéon. Les autres manufactures font appel à des fournisseurs pour l’assemblage de certaines pièces. Les facteurs d’accordéons indépendants se spécialisent dans la fabrication d’instruments « sur mesure », ou encore dans la maintenance et l’accord des instruments.
La création de nouveaux modèles d’accordéon est en constante évolution, principalement dans le domaine des instruments de concert. L’évolution des produits passe par l’incorporation de matériaux plus actuels, afin d’aboutir à des instruments plus légers, et dont la sonorité est en adéquation avec les évolutions de la demande.
S’il existe des formations pour devenir facteur et/ou restaurateur d’accordéons, les techniciens dans les manufactures peuvent avoir également avoir suivi des formations d’ébénisterie, de peinture de carrosserie automobile, de montage mécanique et de technicien en électrotechnique. Ensuite, ils se spécialisent en interne sur les spécificités de l’accordéon.
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